Et la suite …

 

– Agrandissement du site préservé dans le pays massatois, site 1 (Ariège)

Le massif préservé dans le pays massatois est exceptionnel. Nous souhaitons y créer un ensemble cohérent, préservé de l’exploitation forestière.

Le site est très morcelé avec des parcelles allant de 500m² à 3 hectares.

Un propriétaire nous vent actuellement 9 hectares de parcelles adjacentes aux nôtres dans les deux zones où nous nous concentrons :

– la partie haute du massif, en zone tampon de la vieille forêt désormais préservée, qui alterne des milieux semi ouverts avec des landes à myrtilliers, des éboulis et de la forêt dense,

– la partie basse, hêtraie chênaie à gros et très gros arbres, porte d’entrée de la forêt. 

Le dossier est chez le notaire depuis fin 2025.

Nous recherchons actuellement à compléter la somme manquante pour cette acquisition de 9 ha.

 

Lande à myrtilliers exceptionnellement hauts en partie haute de l’étage forestier, très favorables à la reproduction des Grand tétras, dont la poule couve au sol et peut ainsi se cacher de ses prédateurs. Dans ce parcellaire très morcelé, Forêts préservées possède des parcelles et cherche à préserver la totalité du site.

– Agrandissement du site du Haut Arbas (Haute Garonne)

Ce site est constitué d’une forêt de forte pente, allant jusqu’à une cascade et un fonds de vallon, avec des dalles et falaises que fréquentent des rapaces comme le Faucon pèlerin.

Plusieurs sources y prennent naissance.

Il est en évolution naturelle depuis plusieurs décennies, en grande majorité en forêt ancienne et touche une vieille forêt en forêt communale (hors sylviculture) qui est également le refuge du Grand tétras (observations visuelles il y a 2 ans).

11,8 hectares sont préservées en pleine propriété sur de très fortes pentes. 2 hectares de lots dans un Bien Non Délimité (BND) de 79 hectares permettent de garantir l’évolution naturelle sur l’ensemble de la parcelle.

La parcelle que nous souhaitons acquérir, de 6,7 hectares, fait le lien entre le BND et le parcellaire en pleine propriété.

Y existe sur la partie haute, un éboulis avec une érablaie de ravin (habitat d’intérêt communautaire). Elle préserve également la partie basse de la cascade, très sauvage.

Pour plus d’informations sur ce site, cliquer ici.

Le dossier est chez le notaire depuis fin novembre 2025.

Nous recherchons actuellement à compléter la somme manquante pour cette acquisition.

D’autre part, un propriétaire est en cours de régularisation de succession et nous a donné un accord de principe pour une parcelle de 3,5 hectares dans la zone cœur que nous souhaitons préserver.

Hêtre majestueux sur le parcellaire préservé

-Forêt du piémont audois, Pyrénées audoises

En 2022, l’un des membres de Forêts préservées, scieur mobile, nous faisait donation d’une forêt de 11,57 hectares dans le piémont audois. A proximité de ce site, c’est un parcellaire de 19,1 hectares d’un seul tenant qu’une personne amie des forêts et de plusieurs membres du fonds, et qui adhère aux valeurs de Forêts préservées, souhaite nous vendre. Le prix de vente est très modique, cette personne souhaitant simplement se rembourser de frais qu’elle a réalisé sur ce terrain il y a quelques années.

La forêt est principalement constituée de Pins sylvestres, souvent mélangés à du Pin noir d’Autriche, ayant poussé spontanément, avec un sous étage dense d’aubépines et d’ajoncs. Le chêne et le hêtre en mélange sont également présents sur de petites surfaces disséminées dans les endroits plus frais. Des milieux ouverts composés de genêts sont recolonisés par la forêt (bouleaux, chênes sessiles et pubescents, pins). La forêt n’a pas du tout été exploitée depuis les années 80.

Le bois mort au sol et sur pied est parfois abondant pour le bonheur des Picidés et des cortèges d’espèces concernés.

Une formalité doit être régularisée avant la vente chez le notaire. l’acte de vente se fera vraisemblablement au printemps 2026.

Boisement de pins sylvestres dans le parcellaire, difficilement pénétrable, avec un volume conséquent de bois mort au sol et sur pied

– Bassin du Rebenty (Aude)

          * premier projet : forêt diversifiée et ripisylve

         Située en versant nord sur de fortes pentes, la forêt présente une diversité d’écosystèmes forestiers. En crête domine une chênaie sèche (chênes pubescents) puis dans la pente, une hêtraie sapinière où de nombreux sapins très matures, morts au sol et sur pied, sont progressivement remplacés par des chênes émergents et des essences pionnières ou post pionnières (tilleuls, saules marsault, trembles, merisiers, etc). On y trouve également une zone de très gros chênes, de plus de 70 cms de diamètre. C’est un lieu de passage de l’isard et les pics sont très actifs.

En bas de versant, une belle ripisylve constituée de hêtres, d’aulnes glutineux, de très gros peupliers blancs, de grands frênes ainsi que de sapins pectinés épars, est fréquentée par le Desman des pyrénées, espèce endémique et emblématique des rivières de la chaîne pyrénéenne.

Les ripisylves servent de corridors pour la faune, limitent la fragmentation des habitats, maintiennent la fraîcheur des cours d’eau, jouent un rôle clé dans les périodes de crues, dans la protection des berges et des sols. Ces continuités ont tendance à disparaître sans que l’on y prête attention, ces espaces sont souvent considérés comme secondaires.

Un propriétaire nous vend actuellement 3,08 hectares dans ce grand Bien Non Délimité (voir ici ce qu’est un BND) de plus de 30 hectares.

Le dossier est chez notre notaire depuis la fin du printemps 2025.

Nous recherchons actuellement à compléter la somme manquante pour cette acquisition.

 

         * deuxième projet : achat groupé d’une forêt de 67 hectares      

       Ce projet s’inscrit dans un achat groupé d’une forêt de 67 hectares occupant majoritairement un versant nord dont la partie haute se prête à l’exploitation forestière, ainsi qu’un versant sud dans lequel nous avons décidé de préserver une partie.

Le versant nord est principalement composé d’un peuplement de Pins sylvestres, parfois en mélange avec des érables champêtres ou du taillis de hêtres.

Il est en cours d’acquisition par un Groupement forestier dont la gestion s’appuie « sur les principes de la Sylviculture Irrégulière Continue Proche de la Nature (SICPN) ou Sylviculture Mélangée à Couvert Continu (SMCC), promus par l’association Pro Silva » (extrait du « pacte d’associés » du groupement).

Le versant sud abrite dans sa partie haute une barre rocheuse d’environ 30 mètres de long d’où jaillissent des sources pétrifiantes avec formation de travertins.

Juste en contrebas, un talweg aux ambiances fraîches renferme une hêtraie sapinière avec une dizaine de très gros sapins (de 70 à 85 cms de diamètre), et des chandelles où viennent se nourrir les Pics. Ce talweg renferme un cours d’eau aux eaux pures qui s’écoule en vasques de travertins.

Les enjeux de protection du cours d’eau sont importants, du fait de données de Calotriton des Pyrénées, et de potentielle présence de Desman des Pyrénées et d’Ecrevisses à pattes blanches.

Ces données qui datent de plusieurs années seront vérifiées sur le terrain à la belle saison par plusieurs bénévoles du fonds.

Le fonds s’est engagé à acquérir la partie du site comprenant les sources pétrifiantes et le talweg sur le versant sud, soit environ 4,5 hectares.

Enfin, l’un des membres fondateurs du fonds, habitant le secteur et connaissant parfaitement cette forêt, est ancien forestier. Il acquiert pour sa part environ 12 hectares sur le versant sud, composés d’une part de Pins sylvestres, d’autre part d’un taillis de chênes. Son souhait est de transmettre, pratiquer des chantiers école sur le mode d’une sylviculture respectueuse du milieu, qui sera réalisée sans mécanisation lourde et  utilisera la piste existante.

Cette initiative commune montre que sylviculture douce et préservation peuvent aller de pair, sur un même territoire, afin de satisfaire aux enjeux de récolte de bois et de protection de la biodiversité. Nous nous en félicitons !

Sources pétrifiantes avec formation de travertins, qui correspondent à des formations végétales enrichies en carbonates de calcium. Cet habitat est caractérisé par la présence de mousses spécifiques.

– Agrandissement du site préservé dans le pays massatois, site 2 (Ariège)

En 2022, des habitants locaux nous ont fait don d’1,2 hectares répartis sur 2 sites à 400 mètres de distance.

En versant nord, ces parcelles se situent dans une hêtraie chênaie à bois de diamètres moyens(espèces naturellement présentes dans cette zone) sur de fortes pentes. Le parcellaire y est extrêmement morcelé, avec des parcelles de 500 à 2000m2.

Nous souhaitons augmenter la surface de ces petits sites autant faire se peut, jusqu’à 3 à 3,5 hectares chacun, afin qu’existe dans le futur une offre intéressante en matière d’arbres sénescents, de bois morts, dendromicrohabitats, cavités, pour les espèces forestières (rapaces nocturnes, picidés, petits mammifères, chiroptères, etc).

Il existe des seuils clés de volume de bois mort/ha et nombre d’arbre-habitats /ha déterminés scientifiquement. Il faut un minimum de 2 ha d’un seul tenant pour conserver une diversité de bois morts (Jakoby et al., 2010) et donc les très nombreuses espèces associées (30% de la biodiversité en forêt est strictement liée au bois mort, notamment le gros et très gros qui est plutôt rare en forêt de production).

En septembre 2025, l’un des principaux propriétaires de la zone, qui partage notre vision de cette préservation, nous a confirmé son accord pour l’acquisition d’1,18 hectares sur l’un de ces deux sites. Un autre propriétaire devrait nous donner son accord début 2026 pour 1,1 hectare.

En versant nord sur des pentes assez fortes, les deux sites sont en quiétude, loin des sentiers de randonnée.