En cours d’acquisition
– Pays de Lembeye (Pyrénées Atlantiques) – nouveau site –
Ce site abrite, sur presque 10 hectares, une vieille chênaie têtard magnifique, répartie des deux cotés d’un vallon où coule un ruisseau intermittent.
Situé à 250 mètres d’altitude en Nord Béarn, ce type de forêt est très rare, et constitue un véritable réservoir de biodiversité.
La conduite des arbres en têtard est une pratique connue depuis des millénaires. Elle consiste à couper toutes les branches à une hauteur fixe et déterminée de manière répétée dans le temps. Les rejets que produit l’arbre permettent de produire du bois de chauffe, des piquets, des manches d’outils, sans toucher au tronc. Dans le Béarn, la conduite des chênes en têtard permettait autrefois d’utiliser les rejets comme bois-bûche, et la surface de terrain sous les arbres comme pâture, particulièrement pour les porcs friands de glands.
Les cicatrisations successives ont fait grossir progressivement la tête, où se créent des cavités à terreau de tronc et des creux descendant parfois jusqu’au pied de l’arbre. S’y installent plusieurs coléoptères saproxyliques patrimoniaux comme le Pique-prune et le Taupin violacé, de nombreuses espèces d’oiseaux, de chauve-souris et de rapaces nocturnes, de petits mammifères comme le Chat forestier d’Europe et la Genette commune.
La taille de ces chênes est ici importante, avec plus de 60 « très gros bois » (diamètre du tronc supérieur à 67 ,5 cms à 1,30m de hauteur) et plusieurs arbres remarquables dépassant le mètre de diamètre.
Le nombre de gros et très gros bois morts au sol et sur pied est conséquent (entre 60 et 70).
30 % de la biodiversité forestière est constitué de cortèges d’espèces saproxyliques dépendant de ce bois mort. Or il est estimé que 40% de ces espèces sont menacés d’extinction au niveau national et européen (Speight, 1989 in Dodelin,2010 ; Larrieu et al., 2016) par manque de gros bois mort en forêt et d’arbres-habitats.
Pourtant, ces espèces jouent un rôle clé dans la fertilité du sol, le cycle des nutriments et la pollinisation des arbres.
Les autres essences présentes sont, selon les zones et les expositions, le hêtre (avec quelques très gros arbres allant jusqu’à 80 cms de diamètre, ce qui est exceptionnel pour la zone), le charme, le frêne et le chataignier.
Le principal propriétaire, avec qui nous avons visité la forêt, a accepté ce mois de Juillet 2026, de nous vendre 7,06 ha, soit 70 % de sa surface !
C’est pour nous une grande joie, mais aussi un gros investissement (plus de 5000€/ha).
Nous recherchons actuellement à compléter la somme manquante pour cette acquisition.
Ne pas hésiter à nous contacter pour plus de renseignements.


– Agrandissement du site du Haut Arbas (Haute Garonne)
Ce site est constitué d’une forêt de forte pente, allant jusqu’à une cascade et un fonds de vallon, avec des dalles et falaises que fréquentent des rapaces comme le Faucon pèlerin.
Plusieurs sources y prennent naissance.
Il est en évolution naturelle depuis plusieurs décennies, en grande majorité en forêt ancienne et touche une vieille forêt en forêt communale (hors sylviculture) qui est également le refuge du Grand tétras (observations visuelles il y a 2 ans).
18,5 hectares sont préservées en pleine propriété sur de très fortes pentes, ainsi que 2 hectares de lots dans un Bien Non Délimité (BND) de 79 hectares.
Pour plus d’informations sur ce site, cliquer ici.
Un propriétaire termine une régularisation de succession et nous a donné son accord pour une parcelle de 3,5 hectares dans la zone cœur que nous souhaitons préserver.

– Saint Gironnais (Ariège) – nouveau site –
Cet îlot de vieux bois d’environ 3 hectares se situe dans une vallée confinée à 6 kilomètres à vol d’oiseau à l’Est de Saint Girons, la capitale du Couserans.
En versant nord, descendant jusqu’à un ruisseau d’eau vive, il est composé de plusieurs ravins avec principalement de gros et très gros bois de hêtres et de chênes pédonculés avec quelques châtaigniers, séparé en deux par une zone de taillis. On y trouve de gros bois mort au sol de châtaignier et de chêne.
La rencontre avec les propriétaires de ces parcelles s’est faite à l’occasion d’une conférence d’un membre de Forêts préservées à Saint Girons, en décembre 2025. Sensibles à nos actions de préservation, ils sont enchantés de nous vendre 4,13 hectares, englobant l’îlot de vieux bois et une zone tampon (hêtraie chênaie à gros bois).

– Bassin du Rebenty (Aude) – nouveau site –
* premier projet : forêt diversifiée et ripisylve
En versant nord, la forêt présente une intéressante diversité d’écosystèmes forestiers.
Près de la rivière en bas de versant, la ripisylve est constituée de hêtres, d’aulnes glutineux, de très gros peupliers blancs, de grands frênes ainsi que de sapins pectinés épars. Elle est très certainement fréquentée par le Desman des pyrénées (données anciennes, à vérifier) et par le Calotriton des Pyrénées, deux espèces endémiques et emblématiques des rivières de la chaîne pyrénéenne.
Juste au-dessus, dans une ambiance encore fraîche, une hêtraie sapinière avec de nombreux sapins très matures, morts au sol et sur pied, cède la place au fur et à mesure de la montée à des essences pionnières ou post pionnières (tilleuls, saules marsault, trembles, merisiers, etc) et à une zone de très gros chênes sessiles tortueux magnifiques, de plus de 70 cms de diamètre. C’est un lieu de passage de l’isard et les pics y sont très actifs.
Un ravin situé au-dessus de cette zone boisée, aux ambiances fraîches, est composé d’un magnifique îlot de vieille hêtraie avec de gros bois morts au sol. Un ruisseau où existent très probablement le Desman et le Calotriton y coule toute l’année, et se déverse quelques centaines de mètres plus bas dans la rivière.
Les ripisylves servent de corridors pour la faune, limitent la fragmentation des habitats, maintiennent la fraîcheur des cours d’eau, jouent un rôle clé dans les périodes de crues, dans la protection des berges et des sols. Ces continuités ont tendance à disparaître sans que l’on y prête attention, ces espaces sont souvent considérés comme secondaires.
Nous sommes en cours d’acquisition de 7,1 hectares sur ce site.
Le dossier est chez notre notaire depuis 2025 et devrait se signer en fin d’été.
Nous recherchons actuellement à compléter la somme manquante pour cette acquisition.
Voir l’appel à dons en cours sur la plateforme Fraternité pour Demain

* deuxième projet : achat groupé d’une forêt de 67 hectares
Ce projet est situé à quelques centaines de mètres à vol d’oiseau en amont du premier, décrit ci-dessus ! Il s’inscrit dans un achat groupé d’une forêt de 67 hectares occupant majoritairement un versant nord dont la partie haute se prête à l’exploitation forestière, ainsi qu’un versant sud dans lequel nous avons décidé de préserver une partie.
Le versant nord est principalement composé d’un peuplement de Pins sylvestres, parfois en mélange avec des érables champêtres ou du taillis de hêtres.
Il est en cours d’acquisition par un Groupement forestier que nous avons rencontré, à l’approche très éthique, dont la gestion s’appuie « sur les principes de la Sylviculture Irrégulière Continue Proche de la Nature (SICPN) ou Sylviculture Mélangée à Couvert Continu (SMCC), promus par l’association Pro Silva » (extrait du « pacte d’associés » du groupement).
Le versant sud abrite dans sa partie haute une barre rocheuse d’environ 30 mètres de long d’où jaillissent des sources pétrifiantes avec formation de travertins.
Juste en contrebas, un talweg aux ambiances fraîches renferme une hêtraie sapinière avec de très gros sapins (de 70 à 85 cms de diamètre), et des chandelles où viennent se nourrir les Pics. Dans ce talweg coule un cours d’eau aux eaux pures qui s’écoule en vasques de travertins.
Les enjeux de protection du cours d’eau sont importants : plusieurs bénévoles du fonds, en expédition nocturne, ont observé des Calotritons des Pyrénées, des Ecrevisses à pattes blanches et des Crapauds alytes accoucheur catalans en Mai 2026. L’Alyte catalan (Alytes almogavarii) a une aire de répartition très réduite, étant présent uniquement dans une petite partie de l’Espagne, dans l’Aude, les Pyrénées orientales et l’Est de l’Ariège.
Le fonds s’est engagé à acquérir la partie du site comprenant les sources pétrifiantes et le talweg sur le versant sud, soit environ 4,5 hectares.
Enfin, l’un des membres fondateurs du fonds, habitant le secteur et connaissant parfaitement cette forêt, est ancien forestier. Il acquiert pour sa part environ 12 hectares sur le bas du versant sud, composé d’une part de Pins sylvestres, d’autre part d’un taillis de chênes. Son souhait est de transmettre, pratiquer des chantiers école sur le mode d’une sylviculture respectueuse du milieu, qui sera réalisée sans mécanisation lourde et utilisera la piste existante.
Cette initiative commune montre que sylviculture douce et préservation peuvent aller de pair, sur un même territoire, afin de satisfaire aux enjeux de récolte de bois et de protection de la biodiversité. Nous nous en félicitons !
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– Agrandissement du site préservé dans le pays massatois, site 2 (Ariège)
En 2022, des habitants locaux nous ont fait don d’1,2 hectares répartis sur 2 sites à 400 mètres de distance.
En versant nord, ces parcelles se situent dans une hêtraie chênaie à bois de diamètres moyens(espèces naturellement présentes dans cette zone) sur de fortes pentes. Le parcellaire y est extrêmement morcelé, avec des parcelles de 500 à 2000m2.
Nous souhaitons augmenter la surface de ces petits sites autant faire se peut, jusqu’à 3 à 3,5 hectares chacun, afin qu’existe dans le futur une offre intéressante en matière d’arbres sénescents, de bois morts, dendromicrohabitats, cavités, pour les espèces forestières (rapaces nocturnes, picidés, petits mammifères, chiroptères, etc).
Il existe des seuils clés de volume de bois mort/ha et nombre d’arbre-habitats /ha déterminés scientifiquement. Il faut un minimum de 2 ha d’un seul tenant pour conserver une diversité de bois morts (Jakoby et al., 2010) et donc les très nombreuses espèces associées (30% de la biodiversité en forêt est strictement liée au bois mort, notamment le gros et très gros qui est plutôt rare en forêt de production).
Un propriétaire devrait nous donner son accord pour 1,1 hectare courant 2026.
