Et la suite …

Dans le Couserans (encore !)

Une donation d’un site forestier de 1,2 hectares par des habitants locaux va nous être faite en début d’année 2022. La procédure a démarré chez le notaire en décembre 2021.

En versant nord, le site se situe dans un massif de plusieurs dizaines d’hectares, totalement privé, avec un parcellaire très morcelé. C’est une hêtraie chênaie (espèces naturellement présentes dans cette zone), en contact direct avec un sommet pyrénéen culminant à plus de 2000 mètres et des lisières supérieures de forêt qui sont un site vital pour le Grand tétras.

La forêt est majoritairement ancienne, présente sur les cartes d’État major du milieu du XIXème siècle. Aucune piste forestière ne traverse le massif, qui a été intensément exploité jusqu’au début du XXème siècle par le charbonnage, et est en évolution naturelle totale depuis au moins les années 70.

Ce don sera un premier jalon dans un massif où nous souhaiterions ensuite contacter les propriétaires voisins (à partir de l’été 2022 vraisemblablement) et étendre la zone préservée grâce au droit de préférence.

Pour information, le droit de préférence est obligatoire en dessous de 4 hectares. Lors d’un achat de parcelles, le notaire se doit d’avertir les propriétaires voisins par lettre recommandée, et ceux ci sont prioritaires sur la vente … sauf si l’acquéreur est déjà propriétaire d’une parcelle voisine.

L’intérêt d’étendre la zone protégée est très claire.

Quelques photos du site qui nous est donné ci-dessous.

Photo prise de dos d’un bébé de chouette hulotte en plein jour, lors de l’une de ses premières sorties …

  Lot dans une hêtraie de plus de 200 hectares

Nous sommes en voie d’acquérir un lot de 2 hectares dans un bien non délimité totalement boisé de plus de 200 ha (voir ici ce qu’est un bien non délimité).

La forêt est en contact direct avec la haute chaîne pyrénéenne. Elle est inaccessible par voie terrestre, et en cela très difficilement exploitable par piste forestière. De plus, l’accord de chaque propriétaire est nécessaire pour toute exploitation et pour cette raison, la forêt est en évolution naturelle depuis plusieurs décennies. Très exploitée lors des temps du charbonnage jusqu’au début du 20ème siècle (comme l’attestent les nombreuses charbonnières dans la forêt), on y trouve majoritairement une hêtraie pure en ombrée, des chaos rocheux, ravins, ruisseaux, zones humides, milieux ouverts, avec de très nombreux dendro micro habitats, une faune et une flore caractéristiques de l’étage montagnard.

Nous ne pouvons en dire plus pour l’instant, ni citer le département, l’acte de vente n’étant pas encore concrétisé. Toutefois, le dossier est chez le notaire depuis la fin 2021.

Photos prises sur site, dans la hêtraie

Nous prospectons actuellement plusieurs autres sites :

Fonds de vallon dans le piémont audois

Site en évolution naturelle, très esthétique, essences mélangées (hêtres, érables champêtres, chênes sessiles, pins noirs) sur substrat calcaire, dans un contexte de forêts de plantations.

Ce tout petit site de moins de 1 ha est préservé grâce à la volonté passée des propriétaires de ne pas l’exploiter.

Entouré de plantations de pins noirs, il est toutefois en connexion avec une bande de forêt feuillue au-dessus, elle même surplombée par des falaises aux arbres tortueux, en continuité directe avec des gorges boisées et profondes, en évolution naturelle totale à ce jour (forêt publique).

Le propriétaire a été contacté et serait vendeur. Le prix de la vente serait d’environ 6000 euros.

– Vieille forêt commingeoise

Cette vieille forêt de plus de 10 hectares est située contre un fonds de vallon, à l’étage montagnard inférieur (800 mètres environ), sur les pentes d’un sommet de l’avant chaîne. 

Elle a été inventoriée comme vieille forêt à l’automne 2021 par l’Observatoire des forêts des Pyrénées centrales. Elle est constituée d’un parcellaire privé dont les différents propriétaires ont été identifiés.

Elle est composée majoritairement de gros et très gros hêtres, mais aussi de chênes sessiles, frênes, tilleuls, châtaigniers, bouleaux.

L’un des propriétaires s’est engagé à préserver ses parcelles pour un minimum de 30 ans, sur environ 5 hectares, ce qui est exceptionnel.

Nous souhaiterions acquérir un peu plus de 3 hectares de parcelles ciblées dans un premier temps, jouxtant cette propriété.

 

– Selon nos fonds … révons un peu !

Un propriétaire privé très âgé et sensible à notre cause, possède une vieille forêt de plaine d’environ 50 hectares dans le piémont pyrénéen

Il existe également sur la haute chaîne, une propriété de plus de 500 hectares avec de nombreux enjeux naturalistes : vieille forêt de montagne, site nicheur de gypaète barbu, et plusieurs habitats d’intérêt communautaire (landes, zones humides). Aux très fortes pentes, rejoignant un sommet à 2200 mètres, elle n’est pénétrée par aucune route ou piste forestière. Son prix est de plusieurs millions d’euros, avec une difficulté évidente pour exploiter les bois, raison pour laquelle elle n’a pas encore trouvé acquéreur. Il faudrait là un très riche donateur intéressé pour participer à cette cause désintéressée… rêvons un peu !